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Lundi 16 janvier 2012 1 16 /01 /Jan /2012 16:03

Verrières-le-Buisson,

Mercredi 4 janvier 2012

 

 

Si vous consultez le Petit Larousse à la lettre C, vous noterez que le mot « crise » est l’un de ceux qui occupe le plus de place.

Des crises, il y en a toujours eu, il y en a de toutes sortes, alors si vous le voulez bien au seuil de l’an nouveau, on ne va pas trop s’y empêtrer. Crise économique et financière, crise budgétaire, sociale, sociétale, morale, scientifique, l’inventaire serait trop long. Bref, c’est vrai, notre monde a besoin d’une grande révision.

 

Retenons seulement que ce n’est pas nouveau, qu’il y aura d’autres crises et que, plutôt que de les cultiver ou larmoyer, nous devons nous consacrer à les résoudre en en tirant les leçons. Le monde est envahi de parleurs et commentateurs qui nous pulvérisent de solutions aussi définitives les unes que les autres. Il est donc préférable de prendre un peu de recul pour envisager l’avenir avec sérénité.

 

Nos sociétés modernes, emportées par le développement des sciences et techniques, ont sûrement dépassé la vitesse et se sont emballées. Etourdies voire saoulées par un monde artificiel exaltant, elles n’ont pas vu venir le réveil et la gueule de bois. Personne n’échappe à cette situation et tout candidat à l’Elysée est un charlatan s’il persiste à promettre assistanat et facilité dans ce monde chahuté.

 

Comme toutes les institutions, notre commune subit des secousses et répliques de ces tremblements mais nous pouvons nous féliciter de voir nos efforts de sérieux  récompensés.

Aussi, par exemple, la modération fiscale dont nous faisons preuve doit nous prémunir contre la constante réduction des dotations nationales, régionales ou départementales. La sagesse consiste pour nous à organiser et garantir la continuité du service public pour tous, on ne le regrettera pas.

Cette politique a été celle de 2011 et des années précédentes, elle sera poursuivie en 2012. Au début de l’année, nous allons diffuser le compte-rendu de mi-mandat. On notera que le programme approuvé massivement par les Verriérois en 2008 est bien en voie de réalisation. On notera aussi que le thème choisi pour illustrer ce rapport « Des racines et un horizon » est tout à fait conforme à l’esprit de notre équipe de Verrières pour progresser sans s’étourdir ni gaspiller. Notre devise est tradition et modernité.

 

Le budget 2012 qui vient d’être approuvé traduit cette volonté.

Après un nouvel effort en matière de logement et d’éducation, l’élan est porté cette année sur les équipements sportifs, la voirie, fatiguée par plusieurs années d’intempéries, et la poursuite constante des améliorations des équipements scolaires, sportifs et sociaux.

 

Notre appartenance à la CAHB ne semble plus remise en question dans le cadre de l’achèvement de la carte des intercommunalités. On sait que notre choix, confirmé par les verriérois en 2004 est apprécié et justifié ; il est normal de rendre justice au Président Georges Siffredi et à toutes les communes membres d’avoir respecté l’esprit et les conditions du début.

 

Le cafouillage qui entoure la réorganisation des collectivités territoriales illustre bien la prudence nécessaire à cette chirurgie administrative mal anesthésiée. En fait, personne ne connait plus vraiment le calendrier électoral de 2014.

C’est pourquoi, une fois de plus, je défends la commune. Elle est le cadre le plus adapté à la démocratie de notre pays. Elle colle à la vie, aux citoyens, à leurs préoccupations de chaque jour autant que de toujours. La nier est une gigantesque faute parce que c’est une vue des esprits technocratiques et réducteurs.

 

La commune est le lieu le plus proche des hommes, de leurs soucis et espoirs ; elle est à l’opposé de l’anonymat, en étant un facteur de bien et de solidarité. Comme le disait Michel ROCARD en mars 1989 : « Les grands problèmes du pays se traitent localement ». Philippe SEGUIN disait la même chose au même moment.

 

Au total, au seuil de 2012, je ne crois pas être très original en affirmant que s’amorce un grand virage de nos sociétés. Sans être révolutionnaire, il s’affirme profond et durable ; il apparaît que tout ce qui était considéré comme conquête d’un progrès constant se révèle fragile ou contestable.

 

Nous vivons une période d’indignation peut-être, d’interrogation sûrement. Sous la pression d’une prise de conscience ou des contraintes pratiques, il s’opère une remise en cause de bien des éléments de nos modes de vie. Il n’est pas question de nier ou renier les avantages de notre civilisation mais il semble opportun de redonner la place qui revient à des notions simples de solidarité qui sont autant de signes d’une évolution riche d’avenir.

 

Cette année, je retiendrai deux exemples : celui de Song Taaba et de la Joëlette. C’est parce qu’ils n’ont rien d’original qu’ils sont novateurs. C’est parce qu’ils sont simples qu’ils sont à la portée de chacun d’entre nous.

En les honorant dans un instant, je lance un nouveau défi à Verrières. Celui de 2011 a été un tel succès qu’il ne retombe pas. En fait, il est le défi pour lancer et relancer l’engagement Il est le défi pour ne laisser personne à l’écart Il est le défi qui met en pratique deux thèmes de l’année : le bénévolat et la lutte contre la solitude, la gratuité et le souci d’autrui

 

Ce sont deux thèmes porteurs d’avenir. Je vous l’avoue, je suis en crise, en crise de « crisophobie » pleurnicharde et c’est pourquoi avec notre gratitude pour le concours chaleureux et efficace que tous, administrations, services publics, entreprises et commerces, associations et bénévoles, vous apportez à Verrières, je vous souhaite à tous, au nom du Conseil, pour vous, les vôtres, vos activités, une très bonne année.

 

 

Par Union Pour Verrières - Publié dans : Editoriaux
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